Carlo Bordini

Jeudi, 17 juin 2010 à partir de 19h00

À l’occasion de la parution du poème Danger / Pericolo aux éditions Alidades et d’un dossier dans le n° 974-975 juin / juillet de la revue Europe, la librairie l’Odeur de Book est heureuse de vous inviter à une rencontre avec le poète italien Carlo Bordini, accompagné de son traducteur Olivier Favier, le 17 juin prochain, à la librairie, à partir de 19h.

C’est une première pour L’Odeur du Book et nous serons ravis des vous compter parmi nous.

Tout simplement, informez-nous de votre présence, afin que nous puissions nous organiser en fonction du nobre de participants.

Né à Rome en 1938, Carlo Bordini est l’auteur d’un roman, Gustavo (Avagliano, 2006) et de plusieurs recueils de poèmes, parmi lesquels Polvere (Empirìa, 1999) et Sasso (Scheiwiller, 2008). Ancien militant de la gauche extraparlementaire dans les années 1960, il a codirigé un recueil de témoignages d’écrivains romains sur les années 1970 et une anthologie sur la poésie des marginaux. Ses poésies complètes viennent de paraître en Italie chez Luca Sossella.

La poésie de Carlo Bordini, nourrie de Guillaume Apollinaire, T.S. Eliot et Guido Gozzano, est une poésie narrative qui rompt à la fois avec l’hermétisme et le lyrisme pétrarquisant de la tradition italienne. L’art du collage, inspiré des avant-gardes, s’y mêle à une grande maîtrise du rythme et à une simplicité recherchée qui donne à ses longues méditations une étonnante force purificatrice et libératoire. Lire Carlo Bordini est une expérience de vie.

Lors de cette rencontre, Olivier Favier lira des extraits de Poussière et de Danger, tous deux publiés chez Alidades. Carlo Bordini évoquera son parcours, ainsi que celui de deux poètes dont il a postfacé, toujours chez Alidades, les premières parutions en français : Métier de chrysalide de Guadalupe Grande, traduit de l’espagnol par Dorothée Suarez et Juliette Gheerbrant, et Le Domaine des morts de Mauro Fabi, traduit de l’italien par Olivier Favier.

Pour en savoir plus : le site de la maison d’édition : www.alidades.fr et Poezibao, l’anthologie permanente de Florence Trocmé.



Extrait :

Bien sûr quand tu as compris désormais

que nous de l’occident nous vivons sur la mort quotidienne de milliers de gens dans le tiers monde,

et qu’il y a les guerres, les gens qui meurent de faim,

c’est une chose que je ne parviens pas

à m’ôter de la tête, quand je pense à ces choses je dis,

je ne parviens pas à m’ôter de la tête que je devrais être plus heureux, que je devrais aller mieux,

est-il possible je me dis que nous vivions dans le monde privilégié du monde et que nous ne

parvenions pas à profiter de la vie, mais nous restons là attroupés à engraisser comme des vers,

dans ce mutisme abstrus, et la seule solution est d’aller faire du sport,

comme disait le sublime Henry Kane

« tous ceux qui ne vont pas faire du sport ont du ventre »

Danger / Pericolo, Alidades, Évian, 2010.

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